Le joli poème que l'on peut trouver en partie dans le roman de Diana Wynne Jones et qui sert de base à la malédiction pesant sur Hurle est intitulé "Song". Pour le plaisir, et pour les curieux, je vous met ici sa version en anglais "moderne", et sa traduction française, réalisée par Jean Fuzier et Yves Denis.
Go and catch a falling star,
Get with child a mandrake root,
Tell me where all past years are,
Or who cleft the devil's foot,
Teach me to hear mermaids singing,
Or to keep off envy's stinging,
And find
What wind
Serves to advance an honest mind.
If thou be'st born to strange sights,
Things invisible to see,
Ride ten thousand days and nights,
Till age snow white hairs on thee,
Thou, when thou return'st, wilt tell me,
All strange wonders that befell thee,
And swear,
No where
Lives a woman true and fair.
If thou find'st one, let me know,
Such a pilgrimage were sweet;
Yet do not, I would not go,
Though at next door we might meet,
Though she were true, when you met her,
And last, till you write your letter,
Yet she
Will be
False, ere I come, to two, or three.
Traduction Française:
Va et attrappe au vol une étoile filante,
Fait qu'une mandragore enfante
Dis-moi où s'en sont allées les années,
Qui, du Diable, a fendu le pied,
Apprends-moi, des Sirènes, à ouïr le murmure,
Ou comment, de l'envie, ignorer la morsure,
Et trouve
Quel vent
Pousse un coeur honnête en avant.
Fusses-tu né pour voir l'irréel
Les choses invisibles au commun des mortels
Eusses-tu voyagé dix-mille jours et nuits
Et des que revenu, m'eusses-tu conté, l'ami,
Tout ce qu'euses vécu d'étranges aventures,
Nulle part, en nulle contrée
Tu l'eusses pu jurer
Ne vis femme fidèle et de toute beauté.
En trouverais-tu, une sitôt me l'écrirais,
Semblable pélerinage si doux me serait,
Et pourtant non, au final, point n'irait.
Quoiqu'au seuil voisin nous pourrions rencontrer
Quelque fidèle qu'elle fut, quand croisa ton chemin
Il n'en demeure pas moins
Qu'avant mon arrivée
À deux ou trois déjà elle se sera donnée.


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