Pour changer un peu, j'ai décidé de vous parler de moi. Les gens ne me connaissent pas. (Sam, je sais que tu sais ce que ça fait...) J'ai tellement de choses à dire que je ne sais pas bien par où commencer... En fait, comme beaucoup de monde je suppose, je ne laisse paraître que ce que je veux que l'on voit, le bon comme le mauvais. Lire des mangas comme Kyo ou Saiyuki m'a amené à me poser beaucoup de questions...
Dans quel camps serais-je si j'étais moi même partie intégrante de ces histoires? Le bien ou le mal? Une phrase un jour m'a marquée... Je ne sais plus trop d'où elle vient, ah, si, de FFVIII! "Ce n'est pas le bien ou le mal qui nous sépare de nos ennemis, juste un point de vue incompatible." Je suis assez d'accord, même si je pense que certaine personnes sont foncièrement bonne et d'autres foncièrement mauvaises! Mais dans la plupart des cas, je crois que l'ambivalence prédomine. En quelque sorte, c'est comme le yin et le yang: Il y a du bon dans le mauvais, et du mauvais dans le bon!
Je ne peux pas nier la part mauvaise qui est en moi, se serai comme me renier moi même. Il m'arrive (souvent) de resentir une colère telle que je fini généralement bléssée, car le sang est le seul moyen que j'ai évacuer toute la tension. Et à choisir, je préfère me blesser moi plutôt que les autres! Mais ce dont j'ai peur, c'est de laisser un jour ma violence prendre le dessus, moi qui suis d'un naturel plutôt calme et effacé. Personne ne comprendrait. Et ça pourrait mal finir! J'aimerai vraiment savoir me maîtriser, ou encore mieux ne plus ressentir des émotions aussi brutes, qui me poussent parfois jusqu'à avoir des envies de meurtre! Quand ça m'arrive, (et c'est toujours envers les deux mêmes personnes, vous n'avez rien à craindre!), je me demande si je ne suis pas un être abominable et détestable... Et franchement, je n'ai pas la réponse! Qu'en pensez vous? Je n'ai que des pistes...
Si je sais une chose sur moi, c'est que je suis faible. Bien plus que ce que je pensais. Je l'ai compris il y a peu de temps à l'entrée d'Euralille, alors qu'une folle complètement shootée m'a aggréssée. Je n'aurai pas du la traité de conne à ce moment là, mais ça a été plus fort que moi. J'aurai du laisser couler et m'écraser, mais cette fois la, je n'ai pas pu, et jai fait face. J'ai été incapable de riposter à ses coups, je n'ai fait qu'esquiver. Tout mon corps tremblait de rage et d'impuissance. Elle m'aggripait fermement les cheveux, tout en essayant de me frapper avec son sac de sa main libre. Quand elle m'a enfin lâchée, je suis partie le plus "dignement" possible à l'intérieur de la galerie. Je suis montée au 1er et j'ai rejoins mon magasin préféré, Album, et là, j'ai repensé à cette sensation d'impuissance, ... et j'ai éclaté en sanglots. Mes cheveux cachaient tant bien que mal mon visage. De toute ma vie je n'ai jamais eu honte à ce point là. Honte de ma faiblesse, honte de craquer, là, devant tous les passants. Comme une enfant, j'ai appelé mon père. Mais pour ce qui est de réconforté, il n'est pas très doué! C'est pourtant le plus gentil des hommes! S., qui devait me rejoindre, est accourue quand je lui ai raconté par texto ce qui venait de se passer. Heureusement qu'elle était là! Elle m'a aider à penser à autre chose. Mais s'était plus fort que moi, même en parlant d'autre chose, les larmes coulaient toutes seules. Cette histoire somme toute banale m'a fait prendre conscience de ma faiblesse.
Je voudrai devenir plus forte, mais le courage me manque. A bien y réfléchir, la paresse est surement mon principal défaut. Je l'admet volontiers. Il faut être honnête envers soi même, à défaut de l'être envers les autres. Pour moi, pour l'instant, les choses sont relativement simple. Je n'ai qu'a me laisser vivre. Je sais que ce n'est pas bien, que je n'arriverais à rien de cette manière. C'est très contradictoire! Je sais tout ça mais je ne fais rien. J'ai peur, mais je ne fais rien. Je ne sais pas vraiment pourquoi. L'avenir m'inquiète beaucoup, mais je ne fais rien. J'attend. Qui, quoi, je ne sais pas. Est-ce que je m'imagine un futur? En fait, non. Je ne vois rien. Peut-être est-ce parce que je n'arrive pas a m'y projetter que je n'arrive pas à avancer... Mais ais-je seulement un futur? Je ne me sens bonne à rien. Je ne sais rien faire d'exceptionnel. Mes dessins? Je ne fais que du recopiage, c'est à la portée du 1er imbécile venu. Ma voix? Tu parles! Sans le physique, faut pas rêver! A part ça...
Je ne suis pas une défaitiste, mais une réaliste. Ca fait longtemps que mes belles illusions sur la vie et les gens se sont envolées! Je ne fais plus confiance facilement, depuis que ceux à qui je tenais le plus m'ont déçu. Mais pour mes amis et pour ceux qui me sont chers, (ils se comptent sur les doigts d'une seule main)je... Je ferais tout pour les garder. Un (ou une) véritable ami(e), c'est précieux. "L'amitié est un joyau si précieux que seul le coeur peut lui servir d'écrin." C'est beau, non? Qu'en pensez vous?
Peut-être que j'attend trop de mes amis, je ne sais pas. En fait, je crois qu'on ne peut pas demander aux gens qu'ils aient pour nous la même considération que celle que l'on a pour eux. On ne peut pas leur demander d'avoir les mêmes scrupules à notre égard que ceux que l'on a envers eux. Je suis sans doute trop exigente. Je demande sans dote beaucoup, mais je veux donné beaucoup en échange. Et j'aime cette idée de réciprocité. J'ai trop souvent "donné" à sens unique par le passé. Maintenant, j'attend plus ou moins des gens qu'ils me "prouvent" leur amitié. Peu de personnes sont ou ont été dans ce cas. 3 en fait. Et deux d'entre elles en ont profité. Une seule personne semble partager se système de valeur, et ça n'est pas pour rien que je l'appelle ma soeur.
S'il y a bien une chose dont j'ai peur, c'est de perdre ma seule véritable amie, ma soeur de coeur. C'est peut-être con de penser à ça, mais je ne peux pas m'empêcher d'envisager le pire. Les déceptions du passé m'ont suffisament blessée. Je crois que plus on tient à une personne, plus les cicatrices qu'elle vous laisse sont profondes. Et je ne veut pas revivre ça.
Mais en ce qui concerne les personnes que je n'aime pas, il ne faut pas me demander d'être gentille. Je suis tout sauf hypocrite. Je ne peux pas faire semblant longtemps. Mais paradoxalement, je suis assez bonne actrice. J'ai joué un rôle tellement longtemps, auprès de ceux que j'ai croisé par le passé... Maintenant, ça va mieux, j'arrive plus facilement à être moi même. Depuis mon 2ème lycée en fait. Je m'y suis fait quelques copines, et pour moi, c'est un fait nouveau. Mais là, je m'éloigne du sujet.
Je crois que, dans la vie, ce qui importe, c'est d'avoir des buts, des objectifs. Que ce soit à long ou a court terme. C'est ça qu'il faut pour avancer. Moi je n'ai pas de but. Je n'ai pas trouvé ma voie. Pourquoi suis-je sur terre? Qu'est-ce que j'ai à y faire? Je me sens vraiment inutile. Je ne suis douée en rien dans les études, qui ne me passionnent pas le moins du monde. Je suis sûre de foirer mon semestre, et je ne sais pas quoi faire. Si au moins je pouvais avoir une particularité qui me distinguerai de la masse, n'importe quoi! Mais non, je suis moche, pas particulièrement brillante, je mène une vie inutile et plus que quelconque. Quelle chance ais-je de réussir plus tard ma vie? Aucune! Ca n'aide pas. Quelles perspectives puis-je avoir? RMIste? Caissière? Je ne suis même pas sûre d'y arriver! Plutôt creuver! Ca coûtera moins cher à la société! Là Sanzo dirait: "Tu peux mourir, mais rien ne changera. Par contre, quelque chose changera si tu vis." Effectivement... Mais au point où j'en suis, les choses ne peuvent qu'empirer. (Euh... et j'ai dit que je n'étais pas défaitiste?) Nan, en fait, le truc c'est que tant qu'on voit les choses en noir, on ne peut pas être déçu. Et depuis quelques années, les déceptions, je les collectionne! Alors vive la pensée négative! On est préparé au pire, et on se réjoui quand tout se passe bien. Se bercer d'illusions est le meilleur moyen d'être déçu. J'aimerai un jour connaître un succès, juste pour voir se que ça fait. C'est un rêve...
"Quand tu t'ouvre aux autres, tu laisse entrer le bon et le mauvais." Je ne sais plus de qui c'est, mais ce que je constate, c'est qu'il y a plus de mauvais que de bon, ici bas. Mon cours de Français à la Fac m'a fait réfléchir. C'était un texte qu'on étudiait sur l'ironie. Ca disait a peu près ça: "L'homme est la seule espèce suffisament évoluée pour penser à torturer ses semblables." Ca m'a fait peur. Je me suis dit: "Les animaux sont bien plus dignes d'être aimés que les hommes." J'ai plus de pitié pour un animal à l'agonie que pour un homme. En arriver là... Suis-je normale? Suis-je insensible? Suis-je cruelle? Encore une fois, je ne sais pas.
En règle générale, je ne parle pas beaucoup. Sauf avec 1 ou 2 personnes. Mais quand je dis quelque chose, ou plutôt quand j'affirme quelque chose, c'est que je suis sûre de moi. Bien sûr il m'arrive de me tromper, mais je suis toujours de bonne foi. Par là, je veux dire que je suis en accord avec ma conscience. C'est là où je place ma fierté. Je ne dis jamais quelque chose que je ne pense pas. C'est peut-être pour ça que je peux être blessante, car ceux qui me connaissent savent bien que je ne triche pas. Je dis ce que j'ai sur le coeur, et après j'oublie. Le problème c'est que les gens n'oublient pas. Ce genre de chose n'arrive que très très rarement. En ce sens, je ne suis pas rancunière. Quand je me sens libre d'exprimer ce que j'ai sur le coeur, je peux tout pardonner. Mais quand je ne peux pas, c'est là que ça coince. Toutes les rancoeurs s'accumulent, et explosent sous forme de crises de spasmophylie, ou autre, que j'ai mentioné plus haut. Je crois que je viens de comprendre quelque chose sur moi même! Je n'avais encore jamais réaliser ce que je viens de vous dire! C'est super comme thérapie!
En conséquence, mon seul atout (oui, enfin,... vous voyez, ça peut aussi être une gène!), c'est de savoir dire ce qui est, sans détour. Certain diront que c'est de la perspicacité, d'autres de la psychologie. Moi je ne sais pas. Mais je crois que c'est ça que mes amis apprécient chez moi. Parfois les gens ont besoins qu'on leur dise ce qu'ils ont devant les yeux. C'est mon rôle en tant qu'amie, et c'est la seule chose que je sache faire. Mais qui peut le faire pour moi? C'est bien connu, on peut être doué pour voir les autres, mais pour soi même, on est aveugle.
Qui pourra (ou voudra) être mon miroir??
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